02Si on a de la peine à écrire ce que l'on pense on en a plus encore
03 à le parler. En confession il y a des péchés, de ceux qu'on n'ose avouer
04 et que l'on livre écrits à son
confesseur.
05On dit la vérité à un confesseur parce qu'il interroge au lieu
06 de chercher à deviner. Sa demande se
fait assez humble pour
07 qu'on ait pas envie de le tromper. On respecte les prêtres et
08 on méprise les Policiers. —
09L'écrivain de mémoire est celui qui promet de parler de soi et se
10 contente de médire des autres.
11Le bonheur est fait de souffrances passées, le malheur de joies enfuies
12Ce petit coin de terre j'y ai été heureux deux mois — sans m'en
13 rendre compte. et les souvenirs qui m'en reviennent me semblent
14 bons et doux, et j'aime maintenant jusqu'à
la mémoire
15 d'après-midis d'automne frissonnants où il pleuvait en lignes
16 pressées sur le
fleuve ; j'aime jusqu'au tournant lent de la
17 route qui descendait à la Loire, et ce sable où nous
nous
18 asseyions jambes nues, aux endroits de soleil, parmi les saules
Si on a de la peine à écrire ce que l'on pense, on en a plus encore à le parler. En confession, il y a des péchés, de ceux qu'on n'ose avouer et que l'on livre écrits à son confesseur.
On dit la vérité à un confesseur parce qu'il interroge au lieu de chercher à deviner. Sa demande se fait assez humble pour qu'on n'ait pas envie de le tromper. On respecte les prêtres et on méprise les Policiers. —
L'écrivain de mémoire est celui qui promet de parler de soi et se contente de médire des autres.
Le bonheur est fait de souffrances passées, le malheur de joies enfuies.
Ce petit coin de terre, j'y ai été heureux deux mois — sans m'en rendre compte — et les souvenirs qui m'en reviennent me semblent bons et doux, et j'aime maintenant jusqu'à la mémoire d'après-midis d'automne frissonnants où il pleuvait en lignes pressées sur le fleuve ; j'aime jusqu'au tournant lent de la route qui descendait à la Loire, et ce sable où nous nous asseyions jambes nues, aux endroits de soleil, parmi les saules
02Si on a de la peine à écrire ce que l'on pense on en a plus encore
03 à le parler. En confession il y a des péchés, de ceux qu'on n'ose avouer
04 et que l'on livre écrits à son
confesseur.
05On dit la vérité à un confesseur parce qu'il interroge au lieu
06 de chercher à deviner. Sa demande se
fait assez humble pour
07 qu'on ait pas envie de le tromper. On respecte les prêtres et
08 on méprise les Policiers. —
09L'écrivain de mémoire est celui qui promet de parler de soi et se
10 contente de médire des autres.
11Le bonheur est fait de souffrances passées, le malheur de joies enfuies
12Ce petit coin de terre j'y ai été heureux deux mois — sans m'en
13 rendre compte. et les souvenirs qui m'en reviennent me semblent
14 bons et doux, et j'aime maintenant jusqu'à
la mémoire
15 d'après-midis d'automne frissonnants où il pleuvait en lignes
16 pressées sur le
fleuve ; j'aime jusqu'au tournant lent de la
17 route qui descendait à la Loire, et ce sable où nous
nous
18 asseyions jambes nues, aux endroits de soleil, parmi les saules
Si on a de la peine à écrire ce que l'on pense, on en a plus encore à le parler. En confession, il y a des péchés, de ceux qu'on n'ose avouer et que l'on livre écrits à son confesseur.
On dit la vérité à un confesseur parce qu'il interroge au lieu de chercher à deviner. Sa demande se fait assez humble pour qu'on n'ait pas envie de le tromper. On respecte les prêtres et on méprise les Policiers. —
L'écrivain de mémoire est celui qui promet de parler de soi et se contente de médire des autres.
Le bonheur est fait de souffrances passées, le malheur de joies enfuies.
Ce petit coin de terre, j'y ai été heureux deux mois — sans m'en rendre compte — et les souvenirs qui m'en reviennent me semblent bons et doux, et j'aime maintenant jusqu'à la mémoire d'après-midis d'automne frissonnants où il pleuvait en lignes pressées sur le fleuve ; j'aime jusqu'au tournant lent de la route qui descendait à la Loire, et ce sable où nous nous asseyions jambes nues, aux endroits de soleil, parmi les saules