02Quelques divertissantes histoires sur Mme de Villars29 qui de 1879 à 1880
03 tint table ouverte où tout littérateur trouvait à dîner, et des joyeuses
04saturnales qui s'y faisaient, en l'une desquelles Villiersi eut l'idée de lâcher
05parmi les chevelures le singe gris d'absinthe qui hurlait en sa cage
06Puis quelques mots sur d'Hervilly – il habitait avenue Clichy30 et l'hiver
07il venait, en robe de chambre, en fez se promener dans les magasins
08de la place Clichy31, où il était toléré, à cause de son costume qui
09donnait de
l'authenticité aux tapis d'Orient là vendus
10Mercredi soir – dîne chez Metman..
11Jeudi. Rien – sinon la mort du pauv Père Blanchard32.
12
????????????????????????????????????????????????????????????????????????? – Le ciel est, noir, presque sans étoiles, d'une nuance mortuaire
13où flottent des nuages blanchâtres et floconneux comme la
14fumée d'une
machine à vapeur que le vent emporterait, dans
15l'eau noirâtre de la Seine, la flamme du gaz descend droites en
16rondeurs de colonnes,
????????????????????????????????????????????????????????????????????????? l'immobilité aqueuse, et je pense à ce que
17j'ai vu et
au pauvre mort....
18La salle à manger, sur la nappe blanche les restes d'un
19dîner hâtif et improvisé, non encore desservis, d'un de ces
20dîners lugubres de jours de désarroi dont le souvenir s'éternise
21sur la table une pile de lettres uniformément bordées de
22noir, et maculées en leur cadre sombre du
Quelques divertissantes histoires sur Mme de Villard29 qui, de 1879 à 1880, tint table ouverte où tout littérateur trouvait à dîner, et des joyeuses saturnales qui s'y faisaient, en l'une desquelles Villiersi eut l'idée de lâcher parmi les chevelures le singe gris d'absinthe qui hurlait en sa cage. Puis quelques mots sur d'Hervilly : il habitait avenue de Clichy30 et l'hiver il venait, en robe de chambre, en fez, se promener dans les magasins de la place Clichy31, où il était toléré, à cause de son costume qui donnait de l'authenticité aux tapis d'Orient là vendus.
Mercredi soir – dîne chez Metman.
Jeudi. Rien – sinon la mort du pauvre Père Blanchard32. ????????????????????????????????????????????????????????????????????????? – Le ciel est noir, presque sans étoiles, d'une nuance mortuaire où flottent des nuages blanchâtres et floconneux comme la fumée d'une machine à vapeur que le vent emporterait ; dans l'eau noirâtre de la Seine, la flamme du gaz descend droite en rondeurs de colonnes, ????????????????????????????????????????????????????????????????????????? l'immobilité aqueuse, et je pense à ce que j'ai vu et au pauvre mort...
La salle à manger– sur la nappe blanche, les restes d'un dîner hâtif et improvisé, non encore desservi, d'un de ces dîners lugubres de jours de désarroi dont le souvenir s'éternise ; sur la table, une pile de lettres uniformément bordées de noir, et maculées en leur cadre sombre du
02Quelques divertissantes histoires sur Mme de Villars29 qui de 1879 à 1880
03 tint table ouverte où tout littérateur trouvait à dîner, et des joyeuses
04saturnales qui s'y faisaient, en l'une desquelles Villiersi eut l'idée de lâcher
05parmi les chevelures le singe gris d'absinthe qui hurlait en sa cage
06Puis quelques mots sur d'Hervilly – il habitait avenue Clichy30 et l'hiver
07il venait, en robe de chambre, en fez se promener dans les magasins
08de la place Clichy31, où il était toléré, à cause de son costume qui
09donnait de
l'authenticité aux tapis d'Orient là vendus
10Mercredi soir – dîne chez Metman..
11Jeudi. Rien – sinon la mort du pauv Père Blanchard32.
12
????????????????????????????????????????????????????????????????????????? – Le ciel est, noir, presque sans étoiles, d'une nuance mortuaire
13où flottent des nuages blanchâtres et floconneux comme la
14fumée d'une
machine à vapeur que le vent emporterait, dans
15l'eau noirâtre de la Seine, la flamme du gaz descend droites en
16rondeurs de colonnes,
????????????????????????????????????????????????????????????????????????? l'immobilité aqueuse, et je pense à ce que
17j'ai vu et
au pauvre mort....
18La salle à manger, sur la nappe blanche les restes d'un
19dîner hâtif et improvisé, non encore desservis, d'un de ces
20dîners lugubres de jours de désarroi dont le souvenir s'éternise
21sur la table une pile de lettres uniformément bordées de
22noir, et maculées en leur cadre sombre du
Quelques divertissantes histoires sur Mme de Villard29 qui, de 1879 à 1880, tint table ouverte où tout littérateur trouvait à dîner, et des joyeuses saturnales qui s'y faisaient, en l'une desquelles Villiersi eut l'idée de lâcher parmi les chevelures le singe gris d'absinthe qui hurlait en sa cage. Puis quelques mots sur d'Hervilly : il habitait avenue de Clichy30 et l'hiver il venait, en robe de chambre, en fez, se promener dans les magasins de la place Clichy31, où il était toléré, à cause de son costume qui donnait de l'authenticité aux tapis d'Orient là vendus.
Mercredi soir – dîne chez Metman.
Jeudi. Rien – sinon la mort du pauvre Père Blanchard32. ????????????????????????????????????????????????????????????????????????? – Le ciel est noir, presque sans étoiles, d'une nuance mortuaire où flottent des nuages blanchâtres et floconneux comme la fumée d'une machine à vapeur que le vent emporterait ; dans l'eau noirâtre de la Seine, la flamme du gaz descend droite en rondeurs de colonnes, ????????????????????????????????????????????????????????????????????????? l'immobilité aqueuse, et je pense à ce que j'ai vu et au pauvre mort...
La salle à manger– sur la nappe blanche, les restes d'un dîner hâtif et improvisé, non encore desservi, d'un de ces dîners lugubres de jours de désarroi dont le souvenir s'éternise ; sur la table, une pile de lettres uniformément bordées de noir, et maculées en leur cadre sombre du
Édition numérique des Cahiers d’Henri de Régnier